Kinésithérapie du sport  / Kinésithérapie Analytique selon Sohier / MicrokinésithérapieRééducation du dos

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KINÉSITHÉRAPIE DU SPORT

 
 

DEFECTIONS DU CARTILAGE ET OSTEO-ARTHROSE

Les lésions du cartilage articulaire du genou sont fréquentes, posant un problème de santé publique croissant, et dont les causes sont multiples. Le cartilage articulaire différent du cartilage méniscal recouvre les extrémités osseuses fémur et tibia, et permet à l'articulation un glissement-roulement de basse friction, avec absorption des contraintes appliquées à l'articulation.

La douleur de l'arthrose survient lorsque le cartilage articulaire du genou perd sa forme et sa fonction, se déforme, s'amincit ou disparaît, avec fibrillations et érosions, apparition d'ostéophytes et remodelage osseux. Le ‘complexe chimique' cartilage articulaire renferme les cellules chondrocytes synthétisant la matrice. La matrice, avec 65-80 % d'eau, et non vascularisée ce qui ne facilite pas la cicatrisation, est constituée d'agrégats de protéoglycanes (PG) liés à l'acide hyaluronique, et de fibres collagènes surtout de type II. La compliance et l'élasticité du cartilage rendent compte du rôle des protéoglycanes. Lors de blessure et effraction de la matrice du cartilage, il s'ensuit une baisse des PG, avec augmentation des divisions cellulaires des chondrocytes, donc augmentation de la synthèse des PG, et réparation de la lésion du cartilage:

L'arthrose s'aggrave avec l'âge mais avec des variations individuelles : le chondrocyte voit diminuer sa capacité de restaurer la matrice : par diminution de synthèse de PG qui sont plus petits et irréguliers. Par ailleurs, plus les chondrocytes se divisent, conséquence de la répétition des blessures du cartilage, plus vite elles seront en sénescence, avec vieillissement cellulaire prématurée. La chondropénie : il résulte de ce qui précède que les traumatismes et lésions répétés, l'utilisation articulaire excessive, accélèrent la sénescence cellulaire (par augmentation des divisions des chondrocytes), avec perte du volume du cartilage articulaire : c'est la chondropénie. Alors que chez l'athlète de haut niveau soumis à un entraînement non extrême, le cartilage est épais, s'épaissit, avec une haute compliance et élasticité, la répétition des blessures aiguës, des stress de contact articulaire, des défects de cartilage, des lésions méniscales et / ou du ligament croisé antérieur, va entraîner une chondropénie, une perte de cartilage articulaire, avec progressivement avec le temps, chez le sportif vieillissant, une évolution vers l'arthrose du genou. Ces effets se potentialisent avec l'âge, l'obésité, le mal alignement (varus-valgus) du genou et / ou de la rotule, la ménopause.

La frontière entre le défect chondral et arthrose du genou est donc mouvante, dépendante de l'âge, du niveau d'activité, de la présence d'un mal alignement, d'une obésité, d'une instabilité (LCA), du capital méniscal, de la force musculaire : une bonne force avec un bon ratio entre quadriceps et ischio-jambiers absorbe les contraintes appliquées sur l'articulation, et est favorable à la prévention des traumatismes non-contacts de type pivot du genou (LCA, ménisque et cartilage).

     
 

ENTORSE DE LA CHEVILLE

L'entorse de la cheville constitue le motif de consultation le plus fréquent en traumatologie courante. Elle représente, environ 20% des traumatismes sportifs.

Une entorse est une lésion ligamentaire traumatique due à un mécanisme indirect et n'entraînant pas de perte permanente ou temporaire à des rapports normaux des surfaces articulaires. Ceci distingue l'entorse de la luxation pour laquelle l'articulation perd ses rapports normaux de façon permanente, c'est un dépassement des barrières physiologiques et articulaires.

Les ligaments sont des haubans tendus d'un os à un autre autour ou au milieu de l'articulation. Leur rôle est de permettre aux surfaces articulaires de rester bien en contact lors des mouvements. Ils sont une contention articulée, et constituent avec la capsule articulaire le système passif de stabilité et permettant l'adaptation de l'articulation aux différentes contraintes gravitationnelles afin d'assurer la stabilité de l'articulation ensemble avec le système actif, musculo-tendineux. La lésion peut aller d'un simple étirement (entorse bénigne) á la rupture totale (entorse grave) en passant par la déchirure de quelques faisceaux (entorse de gravité moyenne)

Une entorse fait suite à un faux mouvement du pied, ce qui provoque une torsion brusque du pied vers l'intérieur ou l'extérieur. Le mécanisme le plus classique est le mécanisme d'inversion. Cette inversion survient lors d'une réception de saut, sur un faux-pas ou en courant et entraîne le pied sur la tranche externe au delà de la barrière physiologie, venant mettre en tension excessive les ligaments latéraux, qui sous la contrainte mécanique peuvent allés jusqu'à céder.

L'articulation de la  cheville s'en trouve surchargée, les ligaments s'étirent e de minuscules déchirures s'y produisent. Les petits vaisseaux peuvent facilement éclater, entraînant un gonflement de la cheville.

Classiquement, l'entorse de la cheville correspond à une atteinte des ligaments externes entre le tibia, le talus et le calcanéum.           

Parfois l'entorse de la cheville peut s'accompagner d'une fracture malléolaire, ou d'arrachement osseux suite à une désinsertion d'un faisceau ligamenteux, et/ou d'une fracture ostéochondrale du dôme talien.

Il existe plusieurs stades dans une entorse. La simple distension quand le ligament est simplement étiré, la rupture d'un faisceau, laissant les autres faisceaux sains et enfin la rupture de tout le ligament latéral externe (LLE).

Les entorses fraîches sont classées en trois groupes de gravité croissante :

  1. L'entorse bénigne correspondant anatomiquement à une élongation ligamentaire sans rupture complète d'un ou plusieurs faisceaux du LLE.
  2. L'entorse de gravité moyenne où il existe une rupture complète du faisceau talo-fibulaire antérieur du LLE.
  3. L'entorse grave comporte une rupture plus étendue, en avant à la capsule articulaire, en arrière au faisceau moyen, voire au faisceau postérieur.

Quoi faire en cas d'entorse ?

Que faire en urgence, sur le terrain

A la suite de la blessure, il faut :  RICE

Repos : Arrêter impérativement le sport, la poursuite du sport pouvant aggraver les lésions. Mettre au repos la partie atteinte de telle façon que le blessé n'ait pas mal. Ceci peut se faire par le simple arrêt du sport mais peut aussi aller jusqu'à l'immobilisation par un bandage ou l'interdiction d'appui sur la jambe atteinte.

Ice : Refroidir la cheville avec de la glace (en ayant soin d'intercaler un linge entre la peau et la glace pour éviter les brûlures par le froid) afin de diminuer l'inflammation.

Compression : Mettre en place un bandage modérément serré et

Elévation : surélever la partie atteinte par rapport au niveau du thorax

 

Diagnostic :

Le diagnostic fait appel à une démarche rigoureuse et précise tant clinique que paraclinique afin de répondre à 3 questions essentielles :

  1. s'agit-il d'une entorse du LLE
  2. est-elle isolée
  3. quel est son degré de gravité

La description de l'accident (l'interrogatoire) oriente le clinicien vers le diagnostic. A la palpation on constate une douleur très localisée au niveau du ligament. La cheville gonfle très rapidement. En fonction de la gravité, le joueur peut ou non poser le pied au sol.

Signes de gravités :

  • un mécanisme violent,
  • une sensation de déchirure,
  • un craquement,
  • un hématome immédiat,
  • une impossibilité de poser le pied au sol.

Signes fonctionnels :

  • douleur
  • œdème
  • ecchymose

Clichés radiologiques conventionnels pour éliminer une fracture.

     
 

LESIONS MENISCALES

Chaque genou possède deux ménisques : un ménisque interne et un ménisque externe. Le ménisque est un petit fibrocartilage en forme de « croissant de lune » situé entre le fémur et le tibia. Il a un rôle de cale, stabilisant le genou, et un rôle d'amortisseur, supportant 40% des contraintes exercées sur le genou. Une lésion méniscale isolée ne retentit cependant pas beaucoup sur la stabilité du genou tant que les ligaments sont intacts mais elle entraîne un risque d'arthrose plus tard.

Les lésions traumatiques des ménisques surviennent à la suite :

  • d'une torsion brutale du genou (entorse) pouvant survenir dans n'importe quelle circonstance : sport, chute, course, marche rapide, relèvement brutal d'une position accroupie...
  • lors d'une hyper utilisation du genou sans notion traumatique évidente.

Dans ces conditions le ménisque, qu'il soit interne ou externe, peut se fissurer ou même se déchirer. Cette déchirure peut entraîner des douleurs du genou (généralement du coté interne du genou s'il s'agit d'un ménisque interne et du coté externe en cas de lésion du ménisque externe). Un gonflement du genou peut apparaître à la suite d'un épanchement et il peut même survenir un blocage du genou qui ne peut plus s'étendre normalement.

Il existe aussi des lésions méniscales survenant en dehors de tout épisode traumatique, souvent en cas de vieillissement du ménisque. C'est une lésion très fréquente. Il faut y penser chez des patients d'âge mûr qui présentent des douleurs internes du genou à début progressif. L'évolution des douleurs est volontiers cyclique avec des épisodes douloureux plus ou moins longs qui rentrent dans l'ordre pendant quelques temps suivis de la réapparition d'une symptomatologie identique. C'est un diagnostic difficile qui nécessite habituellement de réaliser des examens complémentaires de type radiographie (arthrographie) ou IRM.

Ces lésions méniscales peuvent parfois s'associer à une usure du cartilage au niveau du fémur et du tibia, il s'agit de l'arthrose. Il importe de préciser cette atteinte cartilagineuse car elle peut être responsable de douleurs résiduelles, et elle peut éventuellement s'aggraver à la suite de l'ablation du ménisque.

     
 

LIGAMENT CROISE DU GENOU

Le genou est une articulation fréquemment blessée. La rupture du LCA est en augmentation constante, survenant habituellement lors d'activités athlétiques. Le genou est une articulation vulnérable, la stabilité des ligaments et des ménisques diminuent lors de la flexion. Des techniques de prévention des ruptures du LCA chez les sportifs sont décrites, faisant appel  par exemple, à la musculation sélective des hamstrings, la plyométrie, et en fonction de la discipline sportive. Le ligament croisé antérieur ou LCA est constitué de fibres élastiques situées au milieu du genou et tendues entre le fémur et le tibia. L'orientation de ces fibres explique que son rôle essentiel est d'empêcher l'avancée du tibia par rapport au fémur ainsi que sa rotation. Il a un rôle de stabilisateur du genou.

Les ruptures des ligaments du genou surviennent surtout après un accident sportif (football, ski, sport de saut, sport de combat...) mais peuvent aussi survenir dans n'importe quelle circonstance où le genou est soumis à une entorse brutale. Le ligament le plus souvent rompu est le ligament croisé antérieur mais d'autres ligaments (ligaments latéraux, ligament croisé postérieur) peuvent être lésés. La rupture du ligament croisé antérieur peut entraîner un épanchement avec gonflement du genou et surtout une instabilité du genou qui se  dérobe lors de la marche ou lors de la pratique sportive. Le patient ne peut plus utiliser son genou avec la même assurance que d'habitude. Des lésions des ménisques peuvent survenir en association avec une rupture d'un ligament croisé du genou. A plus ou moins long terme, l'instabilité antérieure par rupture du LCA peut entraîner des lésions des ménisques et des cartilages avec un risque accru d'arthrose du genou. En cas de rupture du ligament croisé antérieur, la vie courante est la plupart du temps normale mais plus l'activité physique ou sportive est importante, plus les risques d'instabilité sont élevés (en particulier les sports d'équipe et de combat).

Le ligament croisé postérieur ou LCP peut aussi se rompre lors d'une entorse du genou ou lors d'un choc violent sur le devant du tibia. Le genou peut dans ce cas là devenir instable mais moins fréquemment que lors d'une rupture du ligament croisé antérieur. Par contre le risque d'arthrose à moyen terme est plus important.

     
 

LES LESIONS MUSCULAIRES

Le sport est responsable d'un éventail de lésions musculaires de gravite très variable. La lésion musculaire est la pathologie la plus fréquente du sportif quel que soit le niveau de pratique. Sa gravité est très inégale. Il est important que tout accident musculaire soit diagnostiqué tôt et précisément afin que le joueur puisse reprendre son activité sportive sans tarder inutilement.

Les lésions musculaires se répartissent en deux groupes bien distincts :

1) Les lésions musculaires bénignes

Par définition elles peuvent être diagnostiquées par l'examen clinique simple, et l'échographie ou IRM est ici inutile, et de toute façon n'objectiverait aucune anomalie. En les classant par ordre de sévérité croissante on distingue: les crampes, puis les courbatures, puis les contractures et les contusions.

a) Les crampes

Elles sont dues à une contraction intense et involontaire du muscle. Elle survient subitement et s'accompagne d'une douleur importante, qui ne dure que quelques minutes, mais laisse néanmoins une contracture dans les jours suivants son apparition. La crampe apparaît le plus souvent pendant l'effort mais peut aussi survenir au repos. Le traitement repose sur un étirement, relayé par des massages et d'application de glace.. La prévention passe par l'hydratation, l'apport de sels minéraux et des étirements avant et après la pratique sportive.

b) Les courbatures

Les courbatures ou douleurs musculaires d'apparition retardée sont  aussi appelées DOMS (Delayed Onset Muscle Soreness) Ce sont des douleurs musculaires survenant 12 à 48 heures après l'effort. Elles disparaissent généralement en 5 à 7 jours. Les douleurs sont moins violentes et de surcroît elles atteignent des groupes de muscles. Malgré que la courbature est reprise dans la classification usuelle d'une blessure sans lésions anatomiques, elle présente des microlésions des fibres musculaires dues à des sollicitations de contractions excentriques excessives et/ou à une non adaptation à un niveau d'entraînement (muscle inadapté  à l'intensité de l'entraînement). Les courbatures les plus sévères s'observent lors de la pratique de la course en descente, d'efforts contre la pesanteur ou lors de la pratique du renforcement de la force maximale. Il y a atteinte de la fonction musculaire et s'accompagne d'une augmentation d'une incapacité à produire une force maximale et une augmentation de la raideur musculaire, souvent observées pendant les 4 premiers jours avec la douleur musculaire.

Si certains traitements semblent atténuer les DOMS, aucun d'entre eux n'a encore démontré sa réelle efficacité en particulier dans l'accélération de la régénérescence du muscle. Le traitement repose sur des bains chauds / froids alternés et une reprise d'activité modérée. La sévérité des symptômes liés aux courbatures pourrait être limitée par : le maintien d'une bonne souplesse au niveau musculaire, spécialement celles des groupes musculaires impliqués dans l'activité physique visée, le pré conditionnement des principaux groupes musculaires avec quelques contractions excentriques de haute intensité une ou deux semaines avant la programmation de séances difficiles, l'utilisation d'exercices d'échauffement spécifiques des principaux groupes musculaires

c) Les contractures

Comme son nom l'indique, la contracture provient de la contraction exagérée d'une partie du muscle. La douleur est d'abord ressentie à l'issue de l'exercice, pendant les phases de repos. Si l'effort est poursuivi, le muscle "se raidit" de plus en plus ; la douleur devient sensible au cours de l'exercice puis très incommodante à la fin de celui-ci. Le sportif perçoit distinctement une zone gênante. A l'examen on retrouve généralement qu'un seul muscle, voire même un simple faisceau musculaire, induré et douloureux. L'échographie ne révélera aucune anomalie. La contracture se prolonge dans le temps de 5 à 10 jours. La contracture peut provenir d'une contraction réflexe visant à protéger le muscle et la ou les articulations en jeu suite à un étirement important. L'origine peut être également une fatigue importante du muscle entraînant des désordres de certaines molécules au niveau cellulaire (calcium, potassium, magnésium). Cette pathologie peut enfin être favorisée par une lésion musculaire récente (élongation, déchirure, contusion...) qui fait que la fibre musculaire n'est pas totalement fonctionnelle.

Le traitement repose sur l'utilisation de vessies de glace, de médicaments myorelaxants et sur les massages, la physiothérapie et la rééducation fonctionnelle.

d) Les contusions

Contrairement aux pathologies précédentes, la contusion est une traumatologie due à un choc direct sur le muscle. (Chute sur une barrière, coup sur le muscle, la béquille....). Suite au traumatisme, le muscle peut être plus ou moins lésé, les fibres musculaires plus ou moins abîmées (écrasement, déchirure). Un léger saignement interne (hématome intramusculaire) ou un gonflement sous cutané peut se produire. Les conséquences peuvent être relativement minimes si le choc a été léger. Le plus souvent elles n'empêchent pas la pratique physique. Par contre en cas de coup sévère, les fibres musculaires peuvent avoir subit un déchirement important équivalent à une déchirure, voire à une rupture musculaire. La douleur est brutale et exquise entraînant un arrêt de l'activité. L'important est de traiter l'hématome afin d'éviter que celui-ci empêche la cicatrisation du muscle et/ou se calcifie, ce qui dans les deux cas fragilise la fibre musculaire.

2) Les lésions musculaires sévères

Ici, l'examen clinique demeure important, mais l'échographie musculaire devient indispensable pour préciser le type de la lésion, et par là même, son traitement. Cependant elle ne doit pas être réalisée trop précocement. Le moment idéal se situant entre la 48ème et 72ème heure : en effet, l'hématome, résultant de l'atteinte des faisceaux musculaires, n'apparaît souvent qu'après un certain laps de temps, et une réalisation trop précoce de l'échographie risque de méconnaître des lésions plus graves que prévues.

Dans l'ordre de gravité croissante on distingue :

  • l'élongation
  • puis la déchirure
  • puis la rupture
  • et enfin la désinsertion musculaire.

a) L'élongation musculaire

Il s'agit de micro déchirures dans le faisceau musculaire, associées parfois au simple effilochage de myofibrilles. Elles sont dues à des sollicitations excessives du muscle qui travaille en limite d'étirement. On les reconnaît à cause d'une douleur brutale mais modérée, mal localisée, entraînant une gêne relativement peu importante. Le sportif a peu mal, lorsqu'on lui demande d'exécuter des mouvements seuls, par contre l'étirement est douloureux, de même que la contraction isométrique (au cours d'un mouvement contrarié). Enfin, à noter l'absence d'ecchymose visible .La palpation retrouve un cordon induré. L'échographie montre une zone hypoéchogène allongée.

Le traitement doit être immédiat et permet une récupération au bout de 10 à 15 jours grâce à la contention type élastoplaste (tape), les vessies de glace, le repos, les anti-inflammatoires locaux ainsi que d'autres méthodes spécifiques de la kinésithérapie.

c) Les déchirures musculaires - "Le claquage"

Il s'agit cette fois, de déchirures de fibres, voire des faisceaux musculaires entiers.

Elles sont dues à deux causes :

  • Soit à une contraction trop violente et trop rapide (type démarrage)
  • Soit à un choc sur un muscle contracté

On les reconnaît grâce à une douleur brutale et bien localisée associée à une impossibilité totale de pouvoir bouger. Le claquage survient lors de l'effort et entraîne son arrêt immédiat.

Bien évidemment, on ne tentera même pas, dans ce cas, un quelconque étirement ou autre manœuvre car ici la blessure est trop sérieuse. Le claquage se voit surtout au niveau des ischio-jambiers et du jumeau interne.

D'ailleurs un hématome ne tarde pas à apparaître. Si la lésion est superficielle ou interstitielle une ecchymose apparaît en quelques jours. Elle constitue un élément de bon pronostic. Si la lésion est profonde, intramusculaire, l'hématome ne diffuse pas, l'ecchymose manque et l'échographie le montre très bien et peut nous guider vers une éventuelle ponction. Le traitement dure de 21 à 30 jours. Il est aussi urgent de poser immédiatement une contention compressive complétée par une attelle, et d'appliquer un glaçage qui peut se prolonger pendant 21 jours relayé par des méthodes plus spécifiques de la kinésithérapie.

d) La rupture et la désinsertion musculaire

Il s'agit, malheureusement, des mêmes problèmes, dans le premier cas, le muscle est totalement déchiré dans sa partie charnue, dans l'autre cas la déchirure intervient dans son insertion ostéo-ligamentaire. Souvent il existe un bruit de claquement surajouté. Elles sont dues aux mêmes mécanismes que précédemment : effort trop violent et trop bref ou choc direct. La douleur peut aller jusqu'à la perte de connaissance, le blessé est totalement impotent et un hématome ou tuméfaction apparaît en quelques heures qui peut masquer l'encoche palpable des fibres. L'échographie confirme la véritable "fracture" du muscle. Le traitement dure de 45 à 60 jours pendant lesquels une immobilisation stricte doit être respectée (21 jours) puis un avis chirurgical est systématiquement demandé.

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KINÉSITHÉRAPIE ANALYTIQUE SELON SOHIER

 
 































Le concept Sohier: Une thérapie manuelle fiable

Approche manuelle à la base de la Kinésithérapie Analytique, le Concept Sohier prouve son efficacité dans le traitement des douleurs articulaires. Coup de projecteur sur cette méthode appréciée dans la rééducation de l’appareil locomoteur de l’homme.

Le concept Sohier: De quoi s'agit-il ?

Le Concept Sohier est une méthode de traitement manuel des douleurs musculaires développée par le thérapeute belge Raymond Sohier à partir des années 50. Cette méthode est à la fois le principe de base ainsi qu’une forme d’application de la Kinésithérapie Analytique toujours mise au point par Sohier dans les années 70 et 80. Actuellement, la méthode Sohier occupe une place de choix dans la rééducation des personnes souffrant de douleurs liées à l’appareil locomoteur en Europe et en Amérique.

La méthode Sohier se base sur le principe selon lequel chaque manipulation au niveau des articulations doit progressivement permettre le rétablissement de l’équilibre du système locomoteur et de l’organisme tout entier. Le praticien ne doit pas se contenter d’atténuer la douleur, il doit plutôt la combattre à la racine. Dans la mesure où l’appareil mécanique est en bonne santé, la reconstruction biologique du système cellulaire se normalise et le patient retrouve facilement l’usage de son corps. Les manœuvres effectuées par le praticien lors d’une séance de méthode Sohier visent donc essentiellement à inclure dans le processus de reconstruction biologique les tissus altérés des articulations.

Le concept Sohier en pratique

Le traitement par le Concept Sohier commence par un entretien verbal entre le kinésithérapeute et le patient. Le praticien enchaîne par un diagnostic manuel des douleurs et tensions articulaires. Une fois qu’il découvre les anomalies et les grippages articulaires, il s’attèle à les corriger par des manœuvres manuelles précises. Les manœuvres en question comportent des techniques de mobilisation actives ou passives, des étirements et parfois des techniques spécifiques de reboutement. Le kinésithérapeute définit le nombre de séances adapté suivant les cas.

Le concept Sohier est une approche permettant la prise en charge des douleurs et maladies articulaires. Plus précisément, il est indiqué pour le traitement du torticolis, de l’entorse, de l’arthrite ou encore de l’ostéochondrose, de la tendinite ou encore de la luxation. Il est également indiqué pour le traitement de l’hernie discale, de la lombalgie et tout autre type de douleurs au niveau de la colonne vertébrale, des épaules et des zones du bassin. A la fin de la séance, le praticien enseigne quelques exercices au patient pour le renforcement des traitements dispensés en centre ou en cabinet de kinésithérapie.

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MICROKINÉSITHÉRAPIE

 
 































































































Qu'est-ce que la microkinésithérapie ?

La microkinésithérapie est une technique de massage thérapeutique : elle aide votre organisme à retrouver ses pleines capacités.

Pourquoi la microkinésithérapie peut-elle m'aider ?

Parce qu'elle est fondée sur un principe naturel et élémentaire : aider le corps à évacuer tous les traumatismes passés ou présents qu’il garde en mémoire et qui l'empêchent de bien fonctionner, un peu comme des grains de sable dans une mécanique.

Au quotidien, votre corps doit lutter contre des agressions de toutes natures et de différentes intensités, provenant de l'extérieur (microbes, toxines, chocs physiques ou émotionnels) ou de l'intérieur (faiblesse d'un organe, fatigue, problème existentiels). Le plus souvent, votre organisme s'auto-corrige en silence sans même que vous vous en aperceviez. Cependant, si les atteintes ne sont pas identifiées, par reconnues ou trop fortes, le corps ne peut réagir assez efficacement : l'agression laisse alors une sorte de "cicatrice" dans les tissus, une mémoire de l'événement. Malgré cette trace, vous aurez l'impression d'être guéri. Pourtant, l'accumulation de ces mémoires va faire qu'un jour, une douleur apparaîtra, une maladie peut se développer, et le corps, trop affaibli, ne pourra pls lutter. Alors apparaissent les douleurs et maladies chroniques.

La microkinésithérapie va vous aider à éliminer naturellement ces mémoires qui affaiblissent votre organisme. Libéré de ces entraves, votre corps va alors pouvoir retrouver les capacités qu'il avait perdues, parfois même depuis des années.

Combien de séance faut-il ?

Pour un symptôme donné, 2 à 3 séances sont un maximum. Elles devront être espacées de 3 semaines à 1 mois environ afin de laisser au corps le temps de faire un travail. Si un problème est aigu, deux séances rapprochées sont parfois nécessaires.

Comment ça marche ?

Circulation sanguine, respiration, échanges cellulaires ... : toute cette activité corporelle fait naître des rythmes vitaux à l'intérieur de l'organisme mais aussi à la surface de la peau.
Ces rythmes vitaux sont perçus par les mains un peu comme des "micromouvements".
Votre microkinésithérapeute va palper différentes zones de votre corps afin de vérifier que les rythmes sont normaux. S'ils sont perturbés, cela signifie qu'il y a une "cicatrice" à cet endroit, source d'un dysfonctionnement dans cette région ou à distance.

Comment se déroule la séance ?

Une séance de microkinésithérapie dure environ une demi-heure. Après avoir exposé les raisons de votre venue, vous vous installerez sur une table de massage. Le microkinésithérapeute va d'abord localiser et identifier les cicatrices qui gênent votre corps en contrôlant vos rythmes vitaux. S'il décèle une perturbation, il va effectuer une stimulation pour ré-informer l'organisme de la présence de cette cicatrice. Ainsi le corps va retrouver la mémoire du choc, se concentrer sur elle pour l'éliminer définitivement.
Le travail que le corps entame va alors entraîner une légère fatigue durant 1 à 2 jours. Il est donc préférable de prévoir un temps de repos après une séance (pas de dépense physique importante, pas de long trajet en voiture...)
Afin que cette fatigue soit minimale, il vous est conseillé de boire 1,5 à 2 litres d'eau par jour dans les deux jours qui suivent la séance, pour faciliter le travail d'élimination.

Pourquoi ne pas simplement masser la zone douloureuse ?

Parce que la mémoire traumatique qui cause votre douleur n'est pas forcément à l'endroit de cette douleur.
Le corps est une machine complexe où des réactions en chaîne peuvent se faire sur de longues distances. C'est pourquoi le traitement n'est pas localisé uniquement sur une partie mais sur l'ensemble de l'organisme, le microkinésithérapeute considère le corps dans sa globalité.
Ainsi, des douleurs lombaires peuvent avoir pour origine un dérèglement des glandes parathyroïdes situées à la base du cou : celles-ci envoient un message chimique erroné qui provoquent des spasmes des muscles de la colonne au niveau lombaire.
Par un diagnostic micropalpatoire précis, le microkinésithérapeute pourra localiser et identifier la mémoire traumatique qui cause aujourd'hui votre douleur. En aidant votre corps à éliminer cette cicatrice, il ne va pas seulement soulager votre douleur, il va aider votre corps à éliminer les risques qu'elle revienne, se déplace ou qu'elle dégénère.

Est-ce scientifique ?

Aujourd'hui, on considère comme scientifique ce qui a été évalué. La microkinésithérapie a fait l'objet d'une trentaine d'évaluations dont certains en milieu hospitalier et selon des protocoles rigoureux (double aveugle...) qui montrent l'effet bénéfique de cette technique.
Des recherches en laboratoires ont également été effectuées concernant les rythmes vitaux de l'organisme vivant.

N'importe qui peut pratiquer ?

Pas exactement ! Si tout le monde peut ressentir le micromouvement, il faut néanmoins, pour mener le traitement à bien, une très bonne connaissance de l'anatomie humaine. C'est pourquoi le "Centre de formation à la microkinésithérapie" ne forme que des kinésithérapeutes et des médecins. Avant d'être microkinésithérapeute, votre thérapeute est avant tout un professionnel de la santé ayant un diplôme d'état.

Quels problèmes la microkinésithérapie peut-elle soulager ?

Beaucoup de maladies et de douleurs sont dues à de petits dysfonctionnements qui s'accumulent pendant notre existence et finissent par affaiblir l'organisme. Parce que la microkinésithérapie aide le corps à éliminer ces "cicatrices du passé", elle peut aider à améliorer beaucoup d'état de santé. Elle aide votre organisme à faire le ménage, en évacuant les traces aussi bien émotionnelles que traumatiques. Bon nombre de santé peuvent donc trouver une possibilité d'amélioration avec la microkinésithérapie.


RÉÉDUCATION DU DOS

 
 

CERVICALGIES

Les cervicalgies ou douleurs cervicales siègent à la partie postérieure du cou, à la base du crane et peuvent irradier vers les épaules et même les bras.

Les principales causes sont :

  • des troubles de la statique (mauvais maintient)
  • d'origine traumatique (coup du lapin, fracture)
  • de type dégénératif (arthrose)

Les causes infectieuses, tumorales, inflammatoires sont beaucoup plus rares.

La cervicalgie commune

La cause principale est un déséquilibre postural de la colonne cervicale par une position prolongée de la tête en flexion, une mauvaise position couchée, un long trajet en voiture, par un travail avec les bras élevés, la tête en extension.

La névralgie d'Arnold

Ce sont des douleurs à la face postérieure et latérale de la tête, sur le trajet du nerf occipital d'Arnold, pouvant irradier jusqu'au front. Il s'agit d'une irritation au niveau des divers passages du nerf à travers les ligaments et les muscles qui sont contractés.

Le torticolis ou cou tordu

Le torticolis bénin ou aigu de l'adulte se caractérise par des contractures dues à la rétraction des muscles du cou, principalement du muscle sterno-cléido-mastoïdien et du muscle trapèze. Suite à cette contracture, la tête est penchée du côté du muscle contracté et tourné vers le côté opposé. Le torticolis peut s'accompagner de très fortes douleurs et d'une incapacité de bouger la tête. Le moindre mouvement est douloureux.

Les causes du toticolis sont :

  • un faux mouvement, un mouvement brusque non contrôlé
  • une mauvaise position prolongée (pendant le sommeil par exemple)
  • une exposition prolongée à un courant d'air (climatisation)

Le torticolis congénital

Le torticolis congénital est une affection du nouveau-né assez fréquente. Le bébé se présente avec la tête inclinée d'un côté et tournée vers le côté opposé.

A l'examen, on retrouve :

  • une tension musculaire du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien
  • une masse palpable localisée dans le ventre du muscle
  • une diminution des amplitudes des mouvements de la tête

La cause exacte du torticolis congénital est encore inconnue, mais on suggère que son origine est due à :

  • un étirement du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien lors de l'accouchement
  • une subluxation des premières vertèbres cervicales résultant d'une malposition intra-utérine ou pendant l'acouchement

Les torticolis congénitaux évoluent généralement vers la guérison complète.

Le coup du lapin

Le coup du lapin ( Schleudertrauma, whiplash syndrom ) est un traumatisme de la colonne cervicale dû à un mouvement brusque de flexion-hyperextension de la tête. Le plus souvent, cette situation se présente suite aux accidents de la circulation.

Les lésions se situent généralement au niveau des tissus moux :

  • élongation ligamentaire
  • élongation musculaire
  • entorse

plus rarement

  • fracture d'une vertèbre
  • fracture de l'apophyse odontoïde de l'axis
  • déchirure du ligament alaire
  •  hernie discale
  • lésion nerveuse

Les symptômes

  • maux de tête
  • contractures musculaires
  • limitation des mouvements de la tête
  • troubles de l'équilibre
  • nausée
  • troubles occulaires
  • troubles de la déglutition
  • troubles du sommeil
  • bourdonnements d'oreille
  • dépression

Le traitement devra tenir compte des plaintes du patient, même si les douleurs et les plaintes décrites par le patient ne peuvent être mises en rapport avec les lésions objectivées.

     
 

DORSALGIES

Les douleurs de la région dorsale peuvent être d'origines très diverses. Les causes de dorsalgies qui intéressent la kinésithérapie sont :

  • les troubles statiques, fatigue ou douleur de positionnement
  • les perturbations articulaires interapophysaires ou costo-transversaires
  • les insuffisances musculo-ligamentaires
  • a spondylarthrose
  • la spondylarthrite ankylosante
  • la maladie de Scheuermennl'ostéoporose

Les douleurs se situent au niveau des muscles trapèze, entre les omoplates et entre les apophyses épineuses.

La kinésithérapie

  • massage décontractant
  • thermothérapie, fango
  • électrothérapie antalgique
  • exercices de détente
  • exercices d'assouplissement
  • exercices d'autograndissement
  • gymnastique posturale, RPG
  • musculation
  • mobilisaton vertébrale

La maladie de Scheuermann

C'est une dystrophie ostéo-chondro-épiphysaire qui touche la zone de croissance des plateaux vertébraux et qui entraine des modifications structurales des vertèbres. De fréquence élevée (0,5-10%), cette maladie survient pendant la phase de croissance pubertaire du rachis, entre 13 et 17 ans, principalement chez les garçons.

Elle est souvent asymptomatique et diagnostiquée sur des radiographies standards effectuées pour d'autres raisons. Généralement les symptômes prédominants sont la fatigue et la douleur sourde du rachis dorsal. Cette douleur peut être exacerbée par l'effort physique, le sport intensif étant un facteur aggravant.

Le diagnostic se fait par radiographie avec des clichés de profil et de face de l'ensemble du rachis, et de profil du rachis dorsal de D7 à D10.

On distingue :

  • la cyphose à grand rayon
  • 'aspect cunéiforme des vertèbres situées au sommet de la cyphose
  • les plateaux vertébraux irréguliers et feuilletés
  • parfois des hernies intra-spongieuses ou rétro-marginales
  • parfois un tassement discal
     
 

LOMBALGIES

La lombalgie est une douleur du bas du dos. Elle peut être chronique ou aigue. Dans ce dernier cas on parle de lumbago. L'origine de la lombalgie peut être très diverse. On trouve des causes tumorales, infectieuses, vasculaires ou viscérales. D'où l'importance d'un diagnostic précis posé par le médecin. Nous allons parler dans ce contexte uniquement des lombalgies d'origine dégénérative ou mécanique.

La lombalgie aigue ou lumbago

La lombalgie aigue qui débute brusquement peut être due à :

  • un effort de soulèvement d'une charge
  • un mouvement brusque incontrôlé (faux mouvement)

Le lumbago surtout d'origine mécanique (entorse de l'unité fonctionnelle vertébral) est un véritable blocage de la colonne lombaire se manifestant par les symptômes suivants:

  • douleur sévère lombo-sacrée souvent en barre
  • attitude antalgique importante et caractéristique
  • irradiation possible de la douleur vers les fesses, les cuisses, les genoux (type sciatique)

La lombalgie chronique

La lombalgie chronique est d'apparition lente et insidieuse. Elle est due à la dégénérescence d'un ou de plusieurs segments mobiles intervertébraux (arthrose discale ou interapophysaire).

Les symptômes :

  • douleurs lombaires basses diffuses
  • irradiation possible vers les fesses
  • augmentation des douleurs par l'effort et la fatigue
  • diminution des douleurs par le repos

Hernie discale

On parle d'hernie discale quand le noyau pulpeux du disque intervertébral traverse l'anneau fibreux, avec parfois la perforation complète de ce dernier et la pénétration dans le canal rachidien, allant comprimer la racine nerveuse émergeante. L'hernie discale peut survenir à toutes les étages vertébraux mais 80% des hernies sont lombaires.

Les causes d'hernie discale sont :

  • la dégénérescence du disque intervertébral
  • un mouvement brusque et incontrôlé du tronc fléchi en avant

Les symptômes sont ceux de la lombalgie aigue :

  • douleurs lombaires
  • douleurs de type sciatique
  • parethésies (troubles de la sensibilité)
  • parésies
  • amyotrophie (faiblesse musculaire)
  • anesthésies
  • paralysie (cas extrème)

Les troubles neurologiques dépendent du niveau de la hernie discale et de la gravité de la compression de la racine nerveuse. Le diagnostic est confirmé par le scanner ou l'IRM.

La sciatalgie ou sciatique

Le nom de sciatique est souvent utilisé pour désigner toute sorte de douleur lombo-sacrée basse. En fait, la sciatique est une irritation de la racine du nerf sciatique, soit entre L4 et L5 ou L5 et S1.

Les symptômes

  • douleurs intermittentes d'un seul côté
  • irradiation vers la fesse, la face postérieure de la cuisse et parfois jusque dans les orteils
  • majoration par les efforts de toux ou de défécation
  • diminution par le repos en position allongée ou debout
  • parfois fourmillements ou perte de sensibilité d'une partie de la jambe
  • la douleur est reproduite par la manoeuvre dite "de Lassègue" qui consiste en une flexion de la hanche le genou tendu. Lorsque la douleur apparait lors des 40 à 45 premiers degrés, on doit craindre la présence d'une hernie discale

La cause d'une sciatique.

  • d'ordre mécanique, blocage
  • sténose du canal rachidien
  • processus tumoral
  • processus infectieux
  • hernie discale dans 90% des cas

Le diagnostic se fait par imagerie, scanner ou IRM. Ces examens peuvent être complétés par l'électromyographie dans certains cas.

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CANCER DU SEIN

 
 

TRAITEMENT DE KINESITHERAPIE

Si les traitements (chirurgie ou radiothérapie) ont été associés à un curage des ganglions de l'aisselle, la kinésithérapie est fondamentale. La patiente ne doit pas hésiter à demander des conseils lors de son séjour à l'hôpital.

La kinésithérapie a pour but d'éviter ou de réduire la raideur de l'épaule du côté du sein opéré. Il est important de commencer la kinésithérapie dès le lendemain de l'opération si possible.

Les exercices proposés permettent de retrouver une fonction normale du bras et de l'épaule. Ils empêchent l'apparition de problèmes plus handicapants.

Dans un premier temps, les exercices sont faits avec le kinésithérapeute. Ensuite la patiente les refait seule une fois par jour afin que l'épaule puisse bouger de mieux en mieux. Les séances de kinésithérapie sont poursuivies pendant au moins deux mois.

En cas de lymphœdème, le kinésithérapeute utilise une technique appropriée : le drainage lymphatique manuel. Il a pour but d'évacuer la lymphe qui stagne et qui est responsable du lymphœdème. Après avoir mesuré l'ampleur du lymphœdème, le kinésithérapeute effectue un drainage lymphatique sur toutes les régions enflées.

Le kinésithérapeute peut associer au drainage lymphatique d'autres techniques (pose de bandages). Selon l'ampleur du lymphœdème, le kinésithérapeute peut conseiller le port d'un manchon fait sur mesure.

Des massages au niveau de la cicatrice peuvent être utiles : ils améliorent son état. Il est recommandé que ces massages soient éloignés de la chirurgie ou de la radiothérapie. Votre kinésithérapeute connaît le moment propice pour les pratiquer.

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CROCHETAGE

  
 

TECHNIQUE DE CROCHETAGE

Le crochetage est une technique totalement indolore qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années. Elle est basée sur la suppression des adhérences fibreuses limitant le mouvement entre les différents plans musculaires ainsi que les corpuscules fibreux. Réalisée à l’aide d’un ustensile (« crochet »), cette technique permet également d’agir efficacement sur les cicatrices adhérentes. D’autre part, elle provoque une augmentation de la circulation sanguine et probablement de la circulation lymphatique, on peut dès lors lui attribuer un effet circulatoire.

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PILATES

  
  PILATES
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MASSAGES FANGO

 
  MASSAGES
   

Technique de traitement des tissus mous dans un but thérapeutique, hygiénique et sportif, le massage fera partie intégrante et indispensable de la kinésithérapie en préparant ou en complétant une rééducation.

Le massage aura des effets :

  • Sur la peau et les tissus sous-cutanés
  • Sur la circulation des liquides veineux, lymphatique et capillaire
  • Sur le muscle en modifiant son métabolisme et son excitabilité en le décontracturant ou en le stimulant
  • Sur le système nerveux en le calmant

Diverses manœuvres seront utilisées en cours d'un massage et, quelles qu'elles soient, ne devront jamais réveiller ou entraîner la douleur.

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ELECTROTHÉRAPIE

  
  ELECTROTHERAPIE
   

Il existe toute une panoplie de courants électriques que l'on peut utiliser à des fins thérapeutiques. On peut les classer en courants continus et en courants variables.

+ Les courants continus sont utilisés pour l'ionisation. C'est l'introduction médicamenteuse à travers la peau à l'aide d'un courant électrique continu.

Les indications sont  la douleur et les syndromes inflammatoires.

+ Les courants variables

On distingue  :

  1. Les courants de basse fréquence
    Ces courants sont utilisés en kinésithérapie pour agir contre la douleur ou pour stimuler un ou plusieurs muscles.  L'électrostimulation par les différents courants antalgiques est indiquée pour les douleurs aiguës (inflammations) et chroniques (lombalgies, arthroses, névralgies). Un exemple d'électrostimulation antalgique est le TENS.

    Les courants stimulateurs s'appliquent pour le renforcement d'un muscle faible, mais normalement innervé, ou pour l'entretien d'un muscle dénervé.

  2. Les courants de moyenne fréquence
    Ce sont des courants utilisés pour la stimulation de muscles sains et pour traiter la douleur.

  3. Les courants de haute fréquence
    Ils produisent de la chaleur et peuvent être appliqués pour le relâchement de contractures musculaires

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Drainage lymphatique  /  Proprioception  /  Rééducation des déviations vertébrales  /  Taping  /  Crochetage

         

   


DRAINAGE LYMPHATIQUE

 
 

DLM

Le drainage lymphatique manuel (DLM) est un massage doux réalisé avec les mains. Les manoeuvres ont pour but d'évacuer les liquides excédentaires et les déchèts métaboliques via les voies lymphatiques vers les ganglions régionaux correspondants. Ce système lymphatique est parallèle au réseau veineux.

Dans certaines indications la presso-thérapie (drainage lymphatique par apparaillage) est indiquée, mais elle doit toujours rester une application supplémentaire et jamais être utilisée en tant que thérapie unique !

Indications au niveau du membre inférieur :

  • insuffisance veineuse
  • insuffisance veineux lymphatique
  • oedème post-opératoire
  • oedème traumatique
  • algoneurodystrophie

au niveau des membres supérieurs :

  • complication après cancer du sein («gros bras»)
  • algoneurodystrophie

au niveau de la face :

  • après une opération (p.ex. cancer du larynx).

Contre-indications absolues :

  • insuffisance cardiaque décompensée
  • pathologies veineuses aigues (phlébite, thrombose veineuse récente)
  • inflammation, infection
  • oedème et douleur
  • problèmes cutanées de la région à traiter (p.ex. mycoses)

Contre-indications relatives :

  • grossesse
  • corps étrangers
  • séquelle radiogène
  • hyperthyroïdie.

Dans certaines indications le drainage lymphatique doit être combiné avec des bandages ou contentions.

  drainage


drainage


drainages lymphatiques
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PROPRIOCEPTION

 
 

BASES PHYSIOLOGIQUES ET NEUROMOTRICES DE L'EQUILIBRE

Lors de l'analyse de l'équilibre, l'intervention des éléments suivants est capital :

  1. la vision : la vision permet de connaître la position et les déplacements du corps dans son milieu (fermeture des yeux en position unipodale).
  2. l'appareil vestibulaire: c'est l'organe qui détecte les sensations liées à l'équilibre. Cependant, l'appareil vestibulaire ne décèle la position et les mouvements que pour la tête. L'information de la position de la tête par rapport au corps est fournie par les propricepturs du cou et du corps.
  3. le système proprioceptif: la proprioception fournit des indications sur la position de la tête et des membres,ou encore des segments des membres,les uns par rapport aux autres ou par rapport au tronc grâce aux récepteurs articulaires ou cutanés. Les récepteurs jouent un rôle important dans la proprioception, car une lésion des récepteurs peut entraîner une perturbation afférente partielle de la perception proprioceptive, ce qui conduit alors à une instabilité fonctionnelle. Dans le sport, les déséquilibres neuromusculaires de même que les blessures typiques et leurs conséquences résultent souvent d'un fonctionnement proprioceptif inefficace ou déficient.

Les récepteurs sont divisés en 3 groupes (selon Sherrington) : propriocepteurs, extérocepteurs et intérocepteurs.

Les principaux sont les suivants :

  • Fuseaux neuro-musculaires sont des récepteurs dans le muscle, disposés parallèlement aux fibres musculaires. Ils contribuent à la perception consciente du mouvement.
  • Organes tendineux de Golgi: les récepteurs de Golgi mesurent la force ou mieux encore son augmentation brusque. Ils sont situés dans les tendons en série avec les muscles.
  • Récepteurs cutanés tactiles: certains de ces récepteurs se rencontrent au niveau de la face plantaire ou palmaire des extrémités des membres. Ils sont sensibles à la pression et participent à la perception globale des forces.
  • Récepteurs articulaires: ils sont situés dans la capsule articulaire et les ligaments. L'ensemble de ces récepteurs fournit une information sur la position,le sens et la vitesse du déplacement angulaire de l'articulation,mais aussi sur la compression de la capsule ou sur la douleur.

La rééducation proprioceptive ou reprogrammation neuromotrice consiste à retrouver les automatismes de protection des articulations. Elle doit s'inscrire dans le travail de l'activité posturale et ceci dans n'importe quelle position. La rééducation dite proprioceptive a pour principe de stimuler et de recruter tout le dispositif proprioceptif articulaire et musculo-ligamentaire, puis de l'intégrer dans un circuit de réponses motrices. Le résultat de la mémorisation de ces « stimuli-réponses » est une amélioration des capacités d'anticipation de la contraction musculaire.

L'entraînement en plyométrie et en proprioception améliore les performances biomécaniques et neuromusculaires.

La rééducation proprioceptive est capitale dans la prévention et la rééducation :

  • genou: ligament croisé antérieur, lésions méniscales, prothèse de genou, gonarthrose, tendinopathies rotuliennes....
  • cheville: entorses, tendon d'Achille,...
  • hanche: prothèse totale, arthrose,...
  • épaule: instabilités,...
  • problèmes de dos
  • personnes âgées
  • troubles de l'équilibre

La proprioception se fait selon une progression :

  • du plus léger au plus difficile (bipodal (sur 2 jambes) ou en unipodal (1jambe))
  • yeux ouverts - yeux fermés
  • soutenu par cadre de marche, béquilles, bâtons,...

Le matériel utilisé est : plateau de Freeman, trampoline, balance pad, ....

Il y a des moyens d'évaluation de l'équilibre : la plate-forme de force statique ou dynamique.

Il existe différents modèles de plate-formes de force : Statitest, Kistler, Balance Master, Equitest.

  plateau de freeman



balance pad
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 RÉÉDUCATION DES DÉVIATIONS VERTÉBRALES

  
 

LA REEDUCATION SUR LE BALLON

La rééducation sur ballon a été créée en 1960 par une kinésithérapeute suisse du nom de Susanne Klein-Vogelbach.

La gymnastique sur ballon est une forme de mouvement fondée sur la sollicitation permanente de l'équilibre,bien que le poids corporel soit réparti sur une surface d'appui relativement étendue. Ainsi les réactions d'équilibre, particulièrement au niveau vertébral, peuvent être exercées sans danger par les patients. Selon les segments corporels mobilisés, les mouvements sont groupés en trois types : latéro- flexion, flexion- extension et rotation.

Les kinésithérapeutes utilisent beaucoup le ballon dans le cadre de n'importe quel type rééducation : enfants (scolioses,...), personnes âgées, femmes enceintes, sportifs,...

Il permet de travailler la mobilité, l'équilibre, la posture, la coordination, le renforcement, la prise de conscience du corps, la proprioception...

Il est adapté à la taille du patient par son diamètre. (45 cm jusqu'à 1,65 mètre- 55 cm de 1,65 mètre à 1,70 mètre - 65 cm de 1,70 mètre à 1,80 mètre, etc.)

Le ballon peut constituer une excellente chaise de bureau.

  ballons de rééducations


rééducation
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TAPING

  
 

BANDES ADHESIVES

Application de bandes adhésives élastiques et non-élastiques en vue soit de stabiliser une articulation soit pour appliquer une compression au niveau d'un muscle lésé.

  bandes adhésives
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CROCHETAGE

  
 

LA THERAPIE MANUELLE

Le terme technique est fibrolyse dia-cutanée.

Il s'agit d'une méthode de traitement de l'appareil locomoteur. Cette technique utilise une série de crochets destinés à agir de façon mécanique sur les corps fibreux et les adhérences et par là sur les algies qu'ils entraînent. Ces crochets en acier, de courbures différentes afin de s'adapter au mieux aux reliefs anatomiques, se terminent par une spatule élargie.

Les principales indications sont :

  • Les adhérences post-traumatiques ou chirurgicales.
  • Les algies de type inflammatoire de l'appareil locomoteur comme la tendinite.
  • Les névralgies consécutives à une irritation mécanique de nerfs périphériques telles la névralgie d'Arnold ou la névralgie cervico-brachiale).
  • Certains symptômes trophiques des membres comme le canal carpien.

Le mauvais état trophique cutané et du système circulatoire en est la principale contre-indication.

  crochetage


crochet kiné
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