Les techniques

Cabinet de kinésithérapie
RINNEN D. - LEGROS J-PH.

Nos techniques

Le cabinet est composé d'un groupe de kinésithérapeutes diplômés et spécialisés dans différentes techniques et différents traitements, pour répondre au mieux aux besoins de chaque patient.

La kinésithérapie du sport est la branche de la kinésithérapie adaptée au domaine du sport. Elle intervient dans différents volets de la prise en charge de patients sportifs (ou actifs) de tous niveaux.

Le kinésithérapeute du sport doit être attentif à la prévention des blessures sportives (syndromes de surmenages, déséquilibres musculaires, instabilités, troubles musculo-squelettiques…). Son rôle est d’agir sur le renforcement musculaire global, fonctionnel et analytique, la souplesse, la sensibilisation son patient et l’adaptation de ses habitudes de vie.

Le kinésithérapeute est également un acteur clé de la rééducation et  du suivi rééducatif de son patient. La rééducation interviendra suite à une blessure, dont l’activité sportive en est souvent la source. Celle-ci peut contraindre le patient à s’arrêter et peut laisser des séquelles. La rééducation aura pour but de restaurer l’intégrité physique du patient sportif, d’éviter les douleurs chroniques dues à la blessure, d’éliminer les symptômes de la pathologie, de récupérer les amplitudes articulaires, d’effectuer un renforcement musculaire, de travailler l’équilibre, corriger les troubles musculo-squelettiques,  d’éduquer le patient…

La rééducation se complète par la réathlétisation. Celle-ci optimalise la prise en charge rééducative par une approche spécifique liée au sport du patient et à son réentrainement. La réathlétisation permettra un travail qualitatif en vue de la reprise du sport et diminuant le risque de récidive de blessures. La réathlétisation est individualisée. Elle tient compte du sport pratiqué, des paramètres physiologiques du sportif et des caractéristiques de sa blessure ou pathologie.

L’objectif d’une rééducation sportive accomplie est de retrouver le patient sportif dans sa meilleure forme physique possible et de faciliter sa reprise du sport.

Pour satisfaire aux exigences de la kinésithérapie du sport, il est recommandé d’encadrer les patients sportifs au sein d’équipe pluridisciplinaire (kiné – médecin – entraîneur – préparateur physique –psychologue- diététicien).

Le concept Sohier est une méthode permettant la prise en charge des douleurs et maladies articulaires.

Raymond Sohier est parti du principe que tout problème venait de l’interligne articulaire. Ces articulations, par les mouvements répétitifs, les accidents, les chutes, les blessures, ont tendance à se détériorer plus rapidement car « elles ne sont plus en place ».

Il faut donc « régler ce problème » en travaillant tout d’abord sur le recentrage articulaire afin de permettre aux tissus environnants de mieux récupérer et éviter l’usure (l’arthrose) trop précocement.

Par des tests qualitatifs, nous pourrons donc évaluer la qualité du mouvement  et du décentrage articulaire. Nous donnerons donc une correction (par une mobilisation douce). Ces mobilisations pourront être passives ou actives mais aussi complétées par des étirements.

Ces mobilisations correctrices concernent évidemment la plupart des articulations de notre corps.

Avantages de cette méthode:

  • La douceur des mobilisations évite les risques, les excès des manipulations.
  • Les tests peuvent avoir une action préventive (déceler le problème avant qu’il ne survienne) notamment chez les sportifs
  • Les mobilisations s’attaquent à la cause du problème ( et les symptômes dans un second temps)
  • Le patient est observé dans sa globalité et corrigé par des exercices à réaliser à la maison.

Qu’est-ce que la microkinésithérapie ?

La microkinésithérapie est une technique de massage thérapeutique : elle aide votre organisme à retrouver ses pleines capacités.

Pourquoi la microkinésithérapie peut-elle m’aider ?

Parce qu’elle est fondée sur un principe naturel et élémentaire : aider le corps à évacuer tous les traumatismes passés ou présents qu’il garde en mémoire et qui l’empêchent de bien fonctionner, un peu comme des grains de sable dans une mécanique.

Au quotidien, votre corps doit lutter contre des agressions de toutes natures et de différentes intensités, provenant de l’extérieur (microbes, toxines, chocs physiques ou émotionnels) ou de l’intérieur (faiblesse d’un organe, fatigue, problème existentiels). Le plus souvent, votre organisme s’auto-corrige en silence sans même que vous vous en aperceviez. Cependant, si les atteintes ne sont pas identifiées, par reconnues ou trop fortes, le corps ne peut réagir assez efficacement : l’agression laisse alors une sorte de « cicatrice » dans les tissus, une mémoire de l’événement. Malgré cette trace, vous aurez l’impression d’être guéri. Pourtant, l’accumulation de ces mémoires va faire qu’un jour, une douleur apparaîtra, une maladie peut se développer, et le corps, trop affaibli, ne pourra pls lutter. Alors apparaissent les douleurs et maladies chroniques.

La microkinésithérapie va vous aider à éliminer naturellement ces mémoires qui affaiblissent votre organisme. Libéré de ces entraves, votre corps va alors pouvoir retrouver les capacités qu’il avait perdues, parfois même depuis des années.

Combien de séance faut-il ?

Pour un symptôme donné, 2 à 3 séances sont un maximum. Elles devront être espacées de 3 semaines à 1 mois environ afin de laisser au corps le temps de faire un travail. Si un problème est aigu, deux séances rapprochées sont parfois nécessaires.

Comment ça marche ?

Circulation sanguine, respiration, échanges cellulaires … : toute cette activité corporelle fait naître des rythmes vitaux à l’intérieur de l’organisme mais aussi à la surface de la peau.
Ces rythmes vitaux sont perçus par les mains un peu comme des « micromouvements ».
Votre microkinésithérapeute va palper différentes zones de votre corps afin de vérifier que les rythmes sont normaux. S’ils sont perturbés, cela signifie qu’il y a une « cicatrice » à cet endroit, source d’un dysfonctionnement dans cette région ou à distance.

Comment se déroule la séance ?

Une séance de microkinésithérapie dure environ une demi-heure. Après avoir exposé les raisons de votre venue, vous vous installerez sur une table de massage. Le microkinésithérapeute va d’abord localiser et identifier les cicatrices qui gênent votre corps en contrôlant vos rythmes vitaux. S’il décèle une perturbation, il va effectuer une stimulation pour ré-informer l’organisme de la présence de cette cicatrice. Ainsi le corps va retrouver la mémoire du choc, se concentrer sur elle pour l’éliminer définitivement.
Le travail que le corps entame va alors entraîner une légère fatigue durant 1 à 2 jours. Il est donc préférable de prévoir un temps de repos après une séance (pas de dépense physique importante, pas de long trajet en voiture…)
Afin que cette fatigue soit minimale, il vous est conseillé de boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour dans les deux jours qui suivent la séance, pour faciliter le travail d’élimination.

Pourquoi ne pas simplement masser la zone douloureuse ?

Parce que la mémoire traumatique qui cause votre douleur n’est pas forcément à l’endroit de cette douleur.
Le corps est une machine complexe où des réactions en chaîne peuvent se faire sur de longues distances. C’est pourquoi le traitement n’est pas localisé uniquement sur une partie mais sur l’ensemble de l’organisme, le microkinésithérapeute considère le corps dans sa globalité.
Ainsi, des douleurs lombaires peuvent avoir pour origine un dérèglement des glandes parathyroïdes situées à la base du cou : celles-ci envoient un message chimique erroné qui provoquent des spasmes des muscles de la colonne au niveau lombaire.
Par un diagnostic micropalpatoire précis, le microkinésithérapeute pourra localiser et identifier la mémoire traumatique qui cause aujourd’hui votre douleur. En aidant votre corps à éliminer cette cicatrice, il ne va pas seulement soulager votre douleur, il va aider votre corps à éliminer les risques qu’elle revienne, se déplace ou qu’elle dégénère.

Est-ce scientifique ?

Aujourd’hui, on considère comme scientifique ce qui a été évalué. La microkinésithérapie a fait l’objet d’une trentaine d’évaluations dont certains en milieu hospitalier et selon des protocoles rigoureux (double aveugle…) qui montrent l’effet bénéfique de cette technique.
Des recherches en laboratoires ont également été effectuées concernant les rythmes vitaux de l’organisme vivant.

N’importe qui peut pratiquer ?

Pas exactement ! Si tout le monde peut ressentir le micromouvement, il faut néanmoins, pour mener le traitement à bien, une très bonne connaissance de l’anatomie humaine. C’est pourquoi le « Centre de formation à la microkinésithérapie » ne forme que des kinésithérapeutes et des médecins. Avant d’être microkinésithérapeute, votre thérapeute est avant tout un professionnel de la santé ayant un diplôme d’état.

Quels problèmes la microkinésithérapie peut-elle soulager ?

Beaucoup de maladies et de douleurs sont dues à de petits dysfonctionnements qui s’accumulent pendant notre existence et finissent par affaiblir l’organisme. Parce que la microkinésithérapie aide le corps à éliminer ces « cicatrices du passé », elle peut aider à améliorer beaucoup d’état de santé. Elle aide votre organisme à faire le ménage, en évacuant les traces aussi bien émotionnelles que traumatiques. Bon nombre de santé peuvent donc trouver une possibilité d’amélioration avec la microkinésithérapie.

La rééducation du dos est le traitement de toutes les pathologies et douleurs de l’ensemble de la colonne vertébrale, de la nuque jusqu’au bassin, ainsi que de du thorax et des côtes.

Pour qui ?

S’adresse aux personnes de tout âge, enfants comme adultes, présentant des symptômes au niveau d’une ou plusieurs des zones citées ci-dessus. Quelques exemples :

  • Douleurs aigües et ponctuelles (douleurs à la nuque, dans le bas du dos, …)
  • Douleurs chroniques (lombalgie, …)
  • Personnes ayant été opérées au niveau de la colonne vertébrale
  • Problèmes de croissance
  • Personnes présentant des raideurs ou des déséquilibres musculaires
  • Personnes présentant des troubles de la posture

Quelles pathologies ?

Voici quelques pathologies et troubles typiques pouvant nécessiter une rééducation du dos avec un kinésithérapeute :

  • Cervicalgie, dorsalgie, lombalgie (aigüe ou chronique)
  • Torticolis (de l’adulte, de l’enfant et du nouveau-né)
  • Névralgie (D’Arnold, cervico-brachiale, costale…)
  • Hernie discale, protrusion discale
  • Entorse des ligaments vertébraux
  • Fracture vertébrale
  • Tassements vertébraux
  • Arthrodèse au niveau vertébral (opération fixant deux ou plusieurs vertèbres ensemble)
  • Scoliose et déviation vertébrale (souvent liées à la croissance)
  • Maladie de Scheuermann (trouble de la croissance)
  • Cyphose, lordose, troubles de la posture en général

Travail du kinésithérapeute

Le kiné est là pour accompagner le patient dans sa globalité, pour l’écouter, le conseiller, le motiver et lui apporter les soins nécessaires et adaptés à sa situation.

Pour une rééducation du dos, le kiné va très souvent commencer par travailler passivement, c’est-à-dire sans participation du patient. Voici quelques techniques passives de traitement pour le dos :

  • Travail antalgique ou antidouleur (massage, électrothérapie, fango, …)
  • Etirements pour détendre et assouplir les muscles
  • Thérapie manuelle: au niveau articulaire, consiste à corriger le positionnement des os les uns par rapport aux autres dans le cas où un blocage au mouvement serait présent. (Par exemple, technique selon Sohier ou concept MéTISS)

Puis, un travail actif exigeant la participation du patient est nécessaire :

  • Proposition dexercices, avec ou sans matériel, pour renforcer et stabiliser le dos du patient et lui faire prendre conscience de sa propre posture. Ces exercices seront adaptés aux objectifs et attentes du patient (Reprise du sport, meilleure posture au travail, …)
  • Apprentissage d’auto-étirements que le patient peut reproduire au quotidien.

Chez les enfants c’est la même chose mais la rééducation sera plus ludique, via des petits jeux.

Travail du patient

Pour une rééducation du dos efficace, la participation et la motivation du patient sont primordiales !

Il faut autant que possible être régulier dans son traitement (1 à 2 séances par semaine minimum), reproduire à la maison les exercices et étirements vus avec le kiné et suivre les conseils donnés. C’est la clé pour un dos en bonne santé et moins de douleurs au quotidien et à long terme !

Chaque patiente traitée d’un cancer du sein devrait bénéficier d’un traitement de kinésithérapie spécifique dans les jours les jours suivants afin de prévenir des complications potentielles.

La kinésithérapie a pour but d’éviter ou de réduire l’oedème post-opératoire et la raideur de l’épaule et du bras du côté du sein opéré, pour pouvoir permettre à la patiente de retrouver une mobilité normale du bras.

Des massages au niveau de la cicatrice peuvent être effectués pour améliorer l’état trophique de la peau.

En cas d’apparition de lymphoedème secondaire le kinésithérapeute à recours au drainage lymphatique associé au port de bandages et de vêtements compressifs.

Mais la kinésithérapie ne se résume non seulement à des techniques manuelles, mais comprend aussi l’éducation thérapeutique avec des conseil d’hygiène et de mode de vie, des conseils pour réduire le risque d’apparition de lymphoedème secondaire et une éventuelle rééducation à l’effort pour pouvoir permettre à la patiente de mieux surmonter cette étape difficile de sa vie.

TECHNIQUE DE CROCHETAGE

Le crochetage est une technique totalement indolore qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années. Elle est basée sur la suppression des adhérences fibreuses limitant le mouvement entre les différents plans musculaires ainsi que les corpuscules fibreux. Réalisée à l’aide d’un ustensile (« crochet »), cette technique permet également d’agir efficacement sur les cicatrices adhérentes. D’autre part, elle provoque une augmentation de la circulation sanguine et probablement de la circulation lymphatique, on peut dès lors lui attribuer un effet circulatoire.

La thérapie manuelle

Le terme technique est fibrolyse dia-cutanée.

Il s’agit d’une méthode de traitement de l’appareil locomoteur. Cette technique utilise une série de crochets destinés à agir de façon mécanique sur les corps fibreux et les adhérences et par là sur les algies qu’ils entraînent. Ces crochets en acier, de courbures différentes afin de s’adapter au mieux aux reliefs anatomiques, se terminent par une spatule élargie.

Les principales indications sont :

  • Les adhérences post-traumatiques ou chirurgicales.
  • Les algies de type inflammatoire de l’appareil locomoteur comme la tendinite.
  • Les névralgies consécutives à une irritation mécanique de nerfs périphériques telles la névralgie d’Arnold ou la névralgie cervico-brachiale).
  • Certains symptômes trophiques des membres comme le canal carpien.

Le mauvais état trophique cutané et du système circulatoire en est la principale contre-indication.

Le Pilates, inspiré par Joseph Pilates (1880-1967) est une méthode axée sur la posture qui combine des exercices de renforcement et d’étirement de l’ensemble du corps.

 Cette méthode repose sur six grands principes :

  • La respiration
  • Le centrage
  • La concentration
  • La précision
  • La fluidité
  • La maîtrise

 Le centrage ou le « Powerhouse » qui se réfère au centre du corps est le point clé du Pilates. Le « Powerhouse » est la zone qui s’étend du plancher pelvien à la cage thoracique et comprend tous les muscles jouant un rôle important dans la posture corporelle.

L’objectif du Pilates est de renforcer et d’allonger ces muscles profonds en vue d’améliorer l’alignement corporel, la souplesse musculaire et l’équilibre.

Depuis les années 90, le Pilates est devenu une pratique moderne d’exercices et des études scientifiques ont montré que le Pilates peut améliorer la force, l’endurance musculaire, la posture et l’équilibre.

C’est une forme d’exercice complet qui permet un travail du corps entier et qui est adaptable au niveau de chacun et peut parfaitement intégrée dans le cadre d’une rééducation orthopédique classique.

Le drainage lymphatique manuel (DML) est une pratique médicale qui vise à stimuler la circulation de la lymphe à l’aide de massages manuels et si nécessaire de bandages de compression.

La lymphe est un liquide incolore qui circule dans les vaisseaux lymphatiques et draine les liquides excédentaires, les toxines et les débris cellulaires. Le système lymphatique est parallèle au système sanguin, mais est plus paresseux, car il n’a pas sa propre pompe (cœur) et ne peut donc être que propulsé par contraction musculaire et pression artérielle.

Lorsque la circulation lymphatique est déficiente, le corps a besoin d’aide pour éviter ou soulager les œdèmes des membres, et c’est là qu’intervient le DML.

Le DML est indiqué pour le traitement des lymphœdèmes primaires (naissance), secondaires (post-chirurgicaux/post-traumatiques), lipœdèmes ou insuffisance veineuse (ulcères,…).

Des techniques manuelles sont employées (selon Leduc, Vodder & Földi) :

  • Mouvements circulaires ou non réalisés à la paume de la main et des doigts
  • Pressions
  • Dans certains cas l’utilisation de bandages compressifs

Ces techniques permettent de faire remonter la lymphe en variant par des phases d’appel et de phases d’évacuation, résorption.

La rééducation sur le ballon

La rééducation sur ballon a été créée en 1960 par une kinésithérapeute suisse du nom de Susanne Klein-Vogelbach.

La gymnastique sur ballon est une forme de mouvement fondée sur la sollicitation permanente de l’équilibre,bien que le poids corporel soit réparti sur une surface d’appui relativement étendue. Ainsi les réactions d’équilibre, particulièrement au niveau vertébral, peuvent être exercées sans danger par les patients. Selon les segments corporels mobilisés, les mouvements sont groupés en trois types : latéro- flexion, flexion- extension et rotation.

Les kinésithérapeutes utilisent beaucoup le ballon dans le cadre de n’importe quel type rééducation : enfants (scolioses,…), personnes âgées, femmes enceintes, sportifs,…

Il permet de travailler la mobilité, l’équilibre, la posture, la coordination, le renforcement, la prise de conscience du corps, la proprioception…

Il est adapté à la taille du patient par son diamètre. (45 cm jusqu’à 1,65 mètre- 55 cm de 1,65 mètre à 1,70 mètre – 65 cm de 1,70 mètre à 1,80 mètre, etc.)

Le ballon peut constituer une excellente chaise de bureau.

Utilisés principalement en kinésithérapie sportive mais également en pathologie rhumatismale, neurologique et orthopédique, différents types de bandages adhésifs existent.

Taping, strapping, kinesiotape, quelle différence ?

  • Le strapping est un bandage de contention adhésif élastique.
  • Le taping classique est un bandage de contention adhésif non-élastique.
  • Le kinesiotape ou taping neuro-proprioceptif est le dernier venu sur le marché des « taping ». Ce bandage adhésif élastique se reconnait très facilement avec sa déclinaison en plusieurs couleurs.

Quels sont leurs bénéfices et comment fonctionnent-ils ?

  • Le strapping ne bloque pas le mouvement mais apporte une sensation de confort, de protection et de sécurité au patient par stimulation des mécanorécepteurs de la peau. Il peut donc agir dans la prévention d’un traumatisme ou de son aggravation. Il permet aussi de diminuer l’œdème et l’hématome par contention ou de prévenir leur apparition.
  • Le taping classique a pour objectif principal de supporter une articulation blessée en limitant fermement un ou des mouvements problématiques, mais il peut également être utilisé en prévention d’une blessure. Celui-ci est posé à partir d’un entrecroisement de bandes fait dans un sens précis, qui va limiter le mouvement dans l’articulation.
  • Le kinesiotape se pose sur la zone à traiter avec un étirement variable selon l’objectif recherché. La colle appliquée sur ce bandage est ondulée ce qui lui confère une tendance à revenir dans sa position d’origine. Ainsi, il aura un effet sur les récepteurs neuro-proprioceptifs cutanés lors du mouvement. L’utilisation du kinesiotape a 3 objectifs, selon la méthode d’application :
  • Diminuer la douleur localement
  • Drainer l’oedème
  • Faciliter ou réduire l’activation d’un muscle pour tenter d’en corriger la biomécanique

Ses avantages sont la durabilité (peut être gardé en place de 3 à 5 jours), l’imperméabilité (on peut prendre une douche ou se baigner avec celui-ci), sa rapidité d’application et son élasticité permettant de conserver une liberté de mouvement.

Pour qui sont-ils indiqués ?

  • Le strapping et le taping classique sont surtout utilisés chez les sportifs. Voici quelques exemples de pathologies pour lesquelles ils pourraient être indiqués : les entorses (cheville, genou, poignet, etc), certaines fractures ou encore les lésions musculaires.
  • Le kinesiotape vise un plus grand éventail de pathologies mais intervient souvent dans les douleurs plus légères afin de stabiliser, stimuler, reposer ou drainer la zone à traiter. Il peut agir entre autres sur le système musculaire, ligamentaire, aponévrotique, lymphatique, neurale

Bien sûr, ces techniques sont toutes appliquées dans le traitement ou la prévention de blessures entraînant un suivi kinésithérapeutique et ne constituent pas, à elles seules, un traitement complet.

Vous avez des vertiges, des troubles de l’équilibre ? La kinésithérapie vestibulaire peut être un moyen d’en venir à bout.

Kinésithérapie vestibulaire : qu’est-ce que c’est ?

D’abord, précisons que le système vestibulaire fait partie des systèmes de l’équilibre, avec le système visuel et le système proprioceptif. Il est situé dans l’oreille interne.

Il est composé de trois canaux semi-circulaires (correspondant chacun à un plan de l’espace, et permettant la détection des accélérations) et de deux poches appelées « saccule » et « utricule » qui informent sur le positionnement de la tête.

Chacune de ces parties contient des récepteurs sensoriels qui renseignent le cerveau, via le nerf vestibulaire.

À noter : les afférences provenant de la rétine, du vestibule et des propriocepteurs sont captées et traitées au niveau central pour réguler de manière fine la posture, le déplacement, la conscience du mouvement et du corps dans l’espace.

Ainsi, la kinésithérapie vestibulaire constitue l’un des piliers dans la prise en charge des troubles du système vestibulaire :

  • Son but est de faire en sorte que l’organisme parvienne à s’adapter à la perte de l’un de ses capteurs sensoriels normalement présent dans le vestibule.
  • Le patient devra s’entraîner à changer de référentiel pour adopter une nouvelle stratégie de l’équilibre et privilégier notamment la vue et la proprioception (les deux autres systèmes de l’équilibre).

Kinésithérapie vestibulaire : dans quels cas est-ce conseillé ?

La kinésithérapie vestibulaire est proposée en cas de troubles du système vestibulaire :

  • le vertige, que l’on nomme « vertige paroxystique positionnel bénin » : symptôme donnant l’impression de bouger, et se manifestant par une sensation de rotation et/ou d’ébriété ;
  • des troubles d’équilibre statique (en position assise ou debout) ou dynamique (à la marche) ;
  • une névrite vestibulaire, caractérisée par la survenue d’un grand vertige rotatoire, de nausées, de vomissements, d’une forte instabilité à la marche, d’un manque de coordination des mouvements volontaires ;
  • une parésie vestibulaire : c’est-à-dire une perte de sensibilité au niveau des organes vestibulaires entraînant vertiges et instabilité ;
  • une migraine vestibulaire.

Bon à savoir : des symptômes peuvent s’associer aux troubles de l’équilibre, comme des acouphènes ou des troubles de l’audition.

Bienfaits de la kinésithérapie vestibulaire :

En proposant des exercices à la maison, mais aussi grâce aux manipulations effectuées par le kinésithérapeute, la discipline permet au patient de retrouver une certaine stabilité :

  • en diminuant la fréquence, mais aussi la durée et l’intensité de ses vertiges ;
  • en diminuant les signes qui y sont généralement associés, comme les nausées, les vomissements, les maux de tête, etc. ;
  • en améliorant son autonomie dans les activités de tous les jours.

L’ATM est l’articulation qui unit la mâchoire aux os temporaux du crâne.

Le trouble de cette articulation se produit lorsque :

  • Problème avec les muscles du visage.
  • Anomalie morphologique de l’articulation.
  • Mauvaise occlusion dentaire et/ou absence d’une ou plusieurs dents.
  • Position prolongée bouche ouverte.

 

Toutes ces anomalies peuvent se traduire par des symptômes divers, notamment :

  • Douleurs au visage et/ou à la mâchoire.
  • Maux de tête.
  • Blocage de la mâchoire.
  • Difficultés à mastiquer ou mordre.
  • Modification/diminution de l’ouverture de la bouche.

 

Le travail du kiné consistera en :

  • Détente des muscles et tissus environnants.
  • Restauration d’une mobilité fonctionnelle des ATM.
  • Reprogrammation d’un mouvement mandibulaire harmonieux.
  • Conseil d’hygiène de vie.

La gériatrie est la médecine des personnes âgées. Elle se consacre aux maladies dues au vieillissement.

Quelles pathologies  soignons-nous? 

  • Des pathologies suite à des chutes ou traumatismes
  • Des maladies neurologiques comme la démence par exemple
  • Des pathologies cardio vasculaires et respiratoires
  • Des usures articulaires

La kinésithérapie en gériatrie permet d’améliorer la qualité fonctionnelle de vie des patients âgés, elle permet donc  de retrouver ou de conserver l’autonomie de ces mêmes  patients .

Où ?

La kinésithérapie peut se pratiquer au  cabinet, en maison de retraite (CIPA) , au domicile du patient sur demande du médecin.

Comment ?

Tout d’abord le kinésithérapeute évaluera le travail à réaliser par des tests fonctionnels afin d’évaluer notamment l’autonomie du patient, son équilibre ou encore la qualité de sa marche.

Ensuite il adaptera son programme aux résultats afin de trouver le bon dosage et de stimuler au mieux le patient. La kiné se basera sur un travail manuel, des exercices  de gymnastique adaptés tels que le ré-entrainement de l’équilibre ou de la reprise de marche après une chute notamment.

Enfin, il réévaluera le patient afin d’observer la qualité de son travail et au besoin de le réadapter.

« Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie, mais plutôt essayer de rajouter de la vie aux années » John Fitzgerald Kennedy